Relations UE - ESA et projets spatiaux

 

                L’Union Européenne a pour mission de promouvoir le progrès scientifique et technique, la compétitivité industrielle et la mise en avant de ses politiques, sur la base d’une politique spatiale européenne. L’intégration plus étroite entre les activités spatiales et les politiques de l’UE accroîtra l’efficacité tant de ses politiques que de la politique spatiale. 

                Les états membres ont exprimé leur souhait d’un renforcement du rôle de l’UE dans la politique spatiale lors du premier « Conseil Espace » de novembre 2004. Ils reconnaissent la possibilité que les activités spatiales contribuent aux objectifs politiques européens dans un certain nombre de domaines, alors que leur mise en œuvre devrait s’appuyer sur les capacités européennes existantes, notamment les agences spatiales européennes et nationales.

                Dans cette collaboration, chacun a son rôle :

Les projets

                Trois initiatives conjointes donnent lieu à des programmes d’applications de grande envergure :

La radionavigation par satellite est une technologie de pointe. Elle résulte de l’émission, à partir de satellites, de signaux indiquant une heure d’une extrême précision. En outre, elle permet au détenteur d’un récepteur de déterminer très précisément sa position à chaque instant grâce au captage de signaux émis par plusieurs satellites. Cette technologie, aux applications infinies, existe aux Etats-Unis avec le système GPS et en Russie avec le système GLONASS. Elle est à ce jour financée et contrôlée par les autorités militaires de ces deux pays. La continuité et la qualité de son utilisation civile dépendent donc de ces dernières qui peuvent, par exemple, stopper ou dégrader le signal à tout moment.

Avec Galileo, développé par l’ESA et l’UE sur la base d’un cofinancement 50-50, c’est un système civil complet qui doit être opérationnel à partir de 2008 et offrira au monde entier, et en particulier aux européens, un moyen précis, sécurisé et certifié de localisation par satellite.

Le projet Galileo repose sur une constellation de satellites et de stations terrestres permettant de fournir des informations concernant leur positionnement à des usagers de nombreux secteurs tels que le transport (localisation de véhicules, recherche d’itinéraire, contrôle de la vitesse, système de guidage, …), les services sociaux (par exemple aide aux handicapés ou aux personnes âgées), la justice et les douanes (contrôles frontaliers), les travaux publics (systèmes d’informations géographiques), le sauvetage de personnes en détresse ou les loisirs (orientation en mer et montagne, …).

Les retombées économiques dans les 15 prochaines années sont très importantes, avec un retour sur investissement évalué à 4,6 et la création de plus de 100 000 emplois.

 

La GMES pourrait englober une large gamme de politiques. Toutefois, compte tenu des priorités politiques et l'état de développement des infrastructures, la priorité sera donnée aux activités suivantes:

 

Ces divers services nécessiteront l'utilisation de systèmes d'observation de la terre spécifiques, en particulier mettant en oeuvre des technologies telles que la haute et la moyenne résolution, les imageurs optiques et radar pour la surveillance des terres émergées, des zones côtières et des océans, les capteurs avancés optiques et à micro-ondes pour la mesure de la composition atmosphérique, et les instruments avancés actifs et passifs à micro-ondes pour la surveillance des océans.

En ce qui concerne la surveillance à l'échelle du globe, il est prévu de satisfaire une large part des besoins en matière d'observation liés à la sécurité et à la défense par les services qui seront offerts dans le cadre de la GMES. Les bénéfices attendus sont le développement d'outils aux fins:

 

Les perspectives, pour de nombreux partenaires moins développés de l'UE, en particulier l'Afrique, sont également un sujet de préoccupation. La réduction de la fracture numérique au niveau mondial, afin d'assurer que toutes les parties du monde peuvent récolter les bénéfices de la société de l'information, se trouve au coeur du sommet mondial sur la société de l'information qui s’est tenu à Genève en décembre 2003, puis à Tunis en 2005.

 

L'ISS est la première grande entreprise de coopération de l'après-guerre froide (y participent les États-Unis, la Russie, l'Europe et le Japon) fondée sur des programmes scientifiques conjoints et le partage de technologies. Même si le projet a pris du retard et n'a pas encore donné tous les résultats escomptés, l'Europe est stratégiquement engagée sur l'ISS à la suite d'une décision du conseil des ministres de l'ESA en 1995.

Contribuer à l'ISS permet de développer des capacités d'ingénierie des systèmes et de contrôle des missions dans l'espace tout en acquérant une expérience des longs séjours dans l'espace et des moyens de remédier à leurs effets invalidants sur l'homme. L'ISS est aussi un précurseur de l'exploration future de notre système solaire, peut-être à destination de la Lune et de Mars. Il s'agit d'un atout pour l'Europe, en particulier le module laboratoire européen Columbus, dont l'utilisation devrait être ouverte à tous les pays européens.

Toutefois, l'Europe est dépendante des États-Unis et de la Russie pour l'exploitation et l'utilisation de l'ISS, en particulier pour le transport des astronautes à destination et en provenance de la station. Dans le domaine des vols habités, le futur lanceur Soyouz au centre spatial européen pourrait apporter une capacité supplémentaire potentielle aux Européens. Au cours des 10 prochaines années, une série de véhicules de transfert automatisés de conception et de construction européennes sera lancée par Ariane 5 afin d'acheminer du matériel à destination de l'ISS.

  

Sources :

Livre blanc de l’Union Européenne : http://europa.eu.int/comm/space/whitepaper/pdf/whitepaper_fr.pdf

Space News : http://www.spacenews.be/

ESA : http://www.esa.int/esaCP/France.html

 

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