Bruxelles nivelle par le bas quand il faudrait niveler par le haut !
Il s'agit là d'une idée répandue mais qui n'a pas de fondements. La Commission, lorsqu'elle édicte des directives (qui seront appelées Lois avec la Constitution européenne), établit des minima, elle n'uniformise pas, elle ne nivelle pas ! Prenons un exemple avec le congé paternité. En Suède, le congé paternité est aussi long que le congé maternité et en prend le relais. Ainsi, l'enfant est élevé pendant plus d'un an auprès de ses parents qui n'ont pas à se ruiner pour le faire garder. Par la suite, l'enfant a une place assurée en crèche, c'est une obligation pour l'État suédois. En France, il y a quelques années, il n'y avait pas de congé paternité.
Qu'a fait l'Europe ? Elle a créé un droit européen au congé paternité. Celui-ci est fixé à un minimum de 2 semaines. C'est faible encore à côté des Suédois, mais c'était beaucoup vu du côté Français. Ce droit européen n'a pas changé le droit suédois. Ce qu'établit l'Europe n'est qu'un minimum, les Suédois ont toujours les même avantages. Par contre pour la France, il est impossible de revenir en arrière. Le minimum est fixé par l'Union à 2 semaines, impossible de passer à 1 semaine, ce qui n'empêche pas de passer à 3 ou 4, voire de faire comme les Suédois.
C'est ainsi que l'Union Européenne contribue à créer des droits sociaux minimaux qu'elle tire vers le haut au fur et à mesure. Elle améliore ainsi nos conditions de vie sans les détruire.